Adjectif : analyses et recherches sur les TICE

Revue d'interface entre recherches et pratiques en éducation et formation 

Barre oblique

La dyspraxie, un handicap invisible ? pas si invisible...

jeudi 14 février 2013.


« Fais un effort !, Applique-toi ! »

Cette maladresse porte un nom : la dyspraxie.

« Rarement diagnostiquée, elle toucherait 3 à 6 % des enfants. » explique Caroline Huron lors d’une conférence au CEA de Saclay concernant les difficultés de coordination de mouvements (Huron, 2012) .

La dyspraxie est un handicap concernant des troubles pour effectuer des mouvements avec les membres du corps, les jambes, les pieds, les bras, les mains, les doigts et aussi les yeux. Il ne s’agit pas d’apraxie, c’est-à-dire l’incapacité à faire les gestes, mais il est observé des retards dans l’apprentissage des gestes, l’apprentissage de l’équilibre, de la coordination, du repérage dans l’espace.

Par exemple l’apprentissage de l’écriture est une activité complexe pour laquelle il est nécessaire d’automatiser la vitesse pour former une lettre, l’organisation d’une succession de lettres sur des lignes d’un cahier, le besoin de faire une pause pour écrire des mots.

Chez les enfants dyspraxiques, ces apprentissages ne s’automatisent pas en fin de cycle 2, comme chez les autres enfants. L’écart semble se creuser encore à la fin du cycle 3.

Des questions de recherche interrogent alors la pertinence des temps de rééducations gestuelles proposés aux enfants dyspraxiques, compte tenus de l’absence probant de résultats.

En ce qui concerne le milieu scolaire, des adaptations pédagogiques sont possibles à mettre en place pour diminuer la fatigue engendrée par ces troubles.

La Préconisation n°16 de la thèse de Couturat (Couturat, 2012, p160) concerne l’utilisation des nouvelles technologies « notamment lorsque l’enfant trouve une motivation à utiliser l’ordinateur ».

Il est recommandé de vérifier la complémentarité des outils avec les compétences de l’enfant en termes de coordination oculo-manuelle et les objectifs des adaptations pédagogiques doivent :

  • « améliorer la lisibilité et la présentation »,
  • « limiter les douleurs articulaires »,
  • « diminuer les coûts attentionnels »,
  • « augmenter le vitesse de travail »

Nous signalons alors aussi l’association « Le cartable fantastique » qui a pour objet « l’aide à l’inclusion scolaire d’enfants en situation de handicap, et en particulier, d’enfants dyspraxiques » et son site sur lequel des ressources pour adapter les documents pédagogiques y sont disponibles.

Ressources associées

« Le cartable fantastique » Le site

Huron, C. (2012). Dyspraxie : quand le cerveau s’emmêle, Conférence Cyclope, CEA Saclay. Vidéo en ligne 1h50,43 minutes

Thèse associée

Couturat, P.-L. (2012, May 7). Troubles de l’acquisition des coordinations à l’école maternelle  : validation d’une échelle d’hétéroévaluation (PDF, 230p). Thèse de doctorat, Psychologie du développement, Dirigée par Pry René, Montpellier 3, soutenue le 05 juillet 2012. Retrieved from http://www.biu-montpellier.fr/florabium/jsp/nnt.jsp?nnt=2012MON30019


 

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