Le temps est lent, le temps est court…

jeudi 8 février 2007 par Georges-Louis Baron

ATTENTION, ce texte n’est qu’une ébauche évolutive, pièce d’une construction en cours.

Document de travail

Une évolution lente…

La recherche sur ce qu’on appelle actuellement les TICE est ancienne, elle se renouvelle lentement, par phases où l’intérêt se déplace en fonction des technologies et de leurs possibilités de leur diffusion, en fonction aussi des théories de l’apprentissage et de priorités politiques.

Je travaillais récemment, dans le cadre de la préparation du module sur la production de recherche initiée dans les années soixante autour des médias et de l’enseignement programmé, les deux grands thèmes de l’époque, les deux sources de la recherche sur les technologies éducatives.

A cette époque, évidemment, les théories dites "behavioristes" sont dominantes. Mais elles sont moins monolithiques qu’on a tendance à le penser aujourd’hui. Et elles reconnaissent le rôle de l’activité de l’élève dans l’apprentissage.

Même Burrhus F. Skinner, qui refuse par principe de prendre en compte tout ce qui n’est pas observable, qui définit l’enseignement comme l’organisation de "contingences de renforcement", en convient.

Dès les années 60, on s’intéresse à la question obsédante de l’efficacité des technologies (à laquelle on n’arrive pas plus que maintenant à apporter des réponses claires : ils y a tant de paramètres en jeu…). On compare différents types d’interventions éducatives.

Et on met l’accent, du moins dans la communauté de l’enseignement programmé, sur l’organisation de parcours d’apprentissages optimaux, qu’ils soient capturés dans des livres brouillés ou incorporés dans des programmes de machines.

La structure des cours, alors, est fondée sur l’enchaînement pertinent d’unités d’interactions, sur la description du parcours dans un graphe. Cela n’a guère changé aujourdh’ui, exception notable de l’existence d’interfaces de manipulation directe permettant davantage de souplesses aux apprenants.

Du neuf sous le soleil ?

La comparaison des situations à 40 ans de distance montre que bien des changements sont survenus. Certes, des questions insistent, des espoirs sont portés sur les solutions possibles offertes par des technologies vraiment modernes.

Mais de nouvelles et impressionnantes possibilités sont apparues, offrant des occasions d’apprentissage voire d’émancipation aux individus. Des marges d’action différentes et sans doute plus larges en termes de possibilité de communication et d’accès à l’information existent. De nouvelles pratiques sont nées et se sont socialisées.

En éducation, le constructivisme n’est mis en œuvre que lorsque cela est pratiquement possible, dans des institutions qui continuent à fonctionner selon des règles rendues stables par des lois et des règlements. Mais il a gagné la partie dans le débat sur les méthodes d’enseignement, sur le papier et dans les esprits.

La recherche, pour sa part n’a plus tout à fait les mêmes cadres de références, même si des résurgences apparaissent, en fonction d’agendas imposés par les décideurs politiques. Un point radicalement nouveau, par exemple, est celui des neuro sciences, et des recherches qui portent sur des processus "élémentaires" de l’apprentissage, se déroulant non pas à l’échelle des faits didactiques mais à celle des évènements intra cérébraux.

L’objet de ce module est de décrire la structure du champ des recherches menées sur les TICE, d’étudier son évolution au cours du temps.

Un temps lent, mais bien évidemment un temps court au regard de l’histoire

A suivre


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